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Les images, les signes et les mots. Tout était réuni place de la Sorbonne, le 21 octobre 2020, pour faire rimer humanité.s et francité ; élégance et puissance ; école et symbole ; République et unique.

Un sémiologue analyserait avec bonheur la somme des signes qui ont fait sens.

Ceux qui ont pour longtemps cimenté l’instant dans nos inconscients.

Ceux qui ont fait gagner la transcendance sur l’immanence ; le passionnant enseignement sur les passionnés ignorants ; l’histoire longue et complexe sur l’immédiateté simpliste et tyrannique.

Côté visuel, les trois couleurs de la nation France dans les ombres et la lumière. Une Marianne dessinée en vis à vis des trois fondements de la République, manuscrits simplement comme par un enfant. Le tout dans la plus ancienne faculté de France, théâtre séculaire de l’esprit des Lumières, symbole d’une connaissance toujours exigeante et jamais achevée.

Côté verbe, la lettre du grand Albert Camus lue par une jeune fille légitimement émue entre Victor Hugo et Louis Pasteur, bienveillantes statues. En cet instant communiaient symboliquement trois merveilleuses icônes de la pensée française.

Côté musique, le “One love” de U2 – you too ? – rappelant notamment combien We’re one, but we’re not the same, We get to carry each other.

Côté discours, un format court racontant l’histoire de ce prof d’histoire odieusement décapité pour avoir enseigné. Une rhétorique assemblant en un kaïros parfait le logos, le pathos et l’ethos. Des phrases empathiques et incarnées dont chacun retiendra ses propres mots clé. Pour moi ce fut apprendre, comprendre et liberté.s.

Merci à la République, à travers celui qui la préside, d’avoir rappelé nos fondamentaux.

Merci surtout, de tout notre coeur, mesdames et messieurs les professeur.es.

Je fais le voeux qu’enfin parents, enfants et politiques vous manifestent ce que vous méritez plus que jamais : la gratitude et le respect.

école et symboles.

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