Cécile Bachelot - Fondatrice de Trait d’esprit

Bâtisseuse de succès 

Construire des fondations, bâtir du sens, dessiner des perspectives, tracer des ponts… Le langage de Cécile révèle son ADN : le goût de "la belle ouvrage" ; un esprit aiguisé au service d'un geste ciselé ; un univers où l'éthique infiltre toute pratique. Portrait d'une entrepreneuse foisonnante qui maitrise l'art rare de concilier le yin et le yang.
Cécile c'est aussi ... De l'empathie. 

Elle comprend vite les sujets, apprend les langages, se met efficacement à la place des clients. De l'exigence
Elle aime valoriser les clients au mieux, sans rien lâcher de ses exigences éthiques et esthétiques. De l'énergie
Elle surprend toujours malgré le temps qui passe, chez elle vitesse est compatible avec qualité. De la passion
Son plaisir est son métier ainsi que les échanges avec d’autres passionnés inventifs à la recherche d’améliorations des savoir-faire & des services.

Le mix parfait d'une consultante 360 degrés 
Représenterait-elle le mix parfait ? ” J’aime simplement valoriser, au propre comme au figuré, les clients et leurs productions ou prestations” résume modestement cette hyperactive qui aime pourtant prendre temps de bien faire. Un autre de ses mystérieux paradoxes que la nature humaine recèle. ” Adolescente, je n’étais pas rebelle, plutôt docile en apparence avec mes parents.
Ma résistance face à l’hyperactivité familiale m’a toutefois valu le sobriquet de «yaourt » alors qu’à l’école et dans les agences, mon surnom était “bulldozer”. Alors j’ai toujours su la relativité” illustre-t-elle malicieusement. 

Et aujourd'hui ? Forte de ses succès, Cécile pourrait aujourd'hui se reposer et profiter de sa nouvelle vie entre côte d'Azur, Paris et Toulouse. Mais elle n'est pas "câblée" pour l'inertie et tient encore à partager et à transmettre. Dans la continuité de ses aspirations et compétences, elle s'est donc récemment formée à la méthode RIVALIS pour accompagner encore plus efficacement les « petits patrons », commerçants et artisans. Que ce soit pour les sociétés en création ou celles qui cherchent un nouveau souffle, son mentoring est aussi puissant que bienveillant.
Avec une passion particulière pour les métiers d'art, l'artisanat et le compagnonnage.
"Mon père m’a transmis le goût de la belle ouvrage" sourit-elle, entre reconnaissance et émotion. Dans l'ombre de cette personnalité disparue en 2011, on devine un phare, un référent. De lui, elle tient ce mélange de modestie et de charisme. 

Ce qui fait aujourd'hui sa "marque de fabrique" : faire toujours de son mieux, en sincérité et en indépendance. En gardant toujours à l'esprit la droiture et la loyauté, le sens du collectif et de la parole donnée ; l'art de sortir des sentiers battus et d'innover y compris dans la difficulté.
"J'ai rencontré d'immenses satisfactions dans mon métier et je pense que nous attirons les gens qui nous ressemblent. Aujourd'hui je veux aider les autres en apportant ma pierre à l'édifice" conclut cette bâtisseuse de succès.

En savoir plus, mon enfance, mes études …
Une enfance bousculée
Cécile appartient à une famille d’Alsace-Lorraine expatriée en Algérie après l’annexion par l’Allemagne. Quatre générations plus tard, elle née dans un univers confortable et cultivé, ouvert et progressiste, empreint de travail et d’humilité. « Chez nous, il y a des médecins, des ingénieurs et des entrepreneurs, des artistes et des constructeurs…Mais il y a surtout la solidarité, la simplicité et la vaillance des pionniers.” résume-t-elle avec fierté. De la vaillance, il en faut quand, au printemps 1962, le quotidien de Cécile, 4 ans et demi, bascule : son père doit fuir précipitamment sans argent ni bagage ; sa mère quitte leur appartement avec ses 2 enfants, se réfugie chez les grands-parents et attend la fin du conflit. Diplômé des Beaux-Arts de Paris depuis 1956, Bernard Bachelot a rejoint la capitale pour chercher travail, hébergement d’urgence et solution d’avenir, tandis que sa femme et ses enfants rapatriés à Marseille, rejoignent des cousins au Pays basque. En septembre, la famille est à nouveau réunie, puis s’installera finalement à Toulouse où le père ouvre son cabinet d’architecte. Il laissera d’ailleurs son empreinte visionnaire à la Région Midi-Pyrénées. Cécile ? Toulouse ? Bernard Bachelot et son épouse étaient-ils fans de Nougaro ? “Juste un bel alignement de coïncidences » sourit-elle. Sur cette petite enfance fractionnée, Cécile construit sa résilience et se forge une énergie farouche, une volonté pugnace, un tempérament de battante qui serre les dents et avance. Comme un revêtement de béton sur une infrastructure sensible. Ce déracinement imposé par l’Histoire lui enseigne trois idées force. Primo : tant que la famille est ensemble, le matériel ne compte guère. Deuxio, un refus obstiné de la nostalgie : “mes parents et grands-parents ont tout recommencé de zéro. Nous avons démarré à 5 dans une chambre de bonne à Paris, puis un HLM à Toulouse ; déménageant tous les 2 ans pour un meilleur logement. Jamais je ne les ai entendus se plaindre. Ils allaient constamment de l’avant sans regarder en arrière“. Enfin un attachement profond à la France : « Nous vivions la liberté, l’égalité et la fraternité au quotidien, pour notre famille, nos amis et globalement notre entourage » résume-t-elle. 

Études pluri disciplinaires
Très tôt, la fille ainée doit veiller sur ses deux cadets. Un esprit de “care” qui imprègne son parcours scolaire. “Chaque année, j’étais désignée comme déléguée. J’avais hérité d’un sens de l’intérêt commun, je savais m’exprimer, apporter un autre éclairage ; et surtout j’avais du mal à dire non” sourit-elle avant de préciser : “mes parents m’ont inculquée une règle fondamentale : plus on a de chances et d’opportunités, plus on a d’obligations.” Douée en dessin et en sciences, créative au milieu des feuilles et des crayons, Cécile annonce rapidement la couleur : elle veut devenir architecte, sans crainte de ce milieu si masculin. « J’adorais être à l’agence ou sur les chantiers : voir comment s’édifiaient les logements et les écoles… Les échanges avec l’équipe ou avec les ouvriers me fascinaient”. Mais les études d’archi post 68 inquiètent son père. “Il craignait aussi que ce soit incompatible avec une vie de femme ou que je sois reléguée aux questions de décoration d’intérieur”. Alors que faire, du bac C et des aptitudes protéiformes de cette “gauchère contrariée” ? Dit-elle suivre sa puissance créatrice ou sa rigueur scientifique ? Sa passion des technologies nouvelles ou son appétence des cultures intemporelles ? Cécile refuse de choisir : elle démarre une licence de mathématiques, excelle en économie et dévore les cours du soir aux Beaux-Arts. Jusqu’au jour où elle visite l’imposante imprimerie du quotidien Le Monde. C’est la révélation : la communication visuelle et la typographie l’appellent et elle parvient à intégrer la très sélective École Estienne. 

Portrait réalisé en décembre 2019 pour le compte de Trait d'esprit. 

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