Benoît Flamand - Fondateur de La cabane aux abeilles

Happyculteur pour monde meilleur

La plupart des insectes dont les précieuses abeilles, pourraient disparaître de la planète d’ici un siècle. Face à ce constat alarmant pour nos écosystèmes, certains parlent, d’autres agissent.
Reportage sur le site SAFRAN (ex SNECMA) d’Evry-Courcouronnes


 Il est 17h30 en cette lumineuse journée de Saint-Valentin. Dans la salle du Comité d’Entreprise, une vingtaine de salariés est venue déclarer son amour…aux abeilles. Tous, d’âges et métiers très variés, témoignent d’une envie partagée : être utile, comprendre et s’impliquer. En plus d’apprendre à s’occuper des 5 ruches prochainement installées ​sur le site industriel, plus de la moitié envisage d’accueillir une ou plusieurs ruches dans son jardin. Ils en seront bientôt capables puisque Benoit Flamand assure aujourd’hui son 12eme atelier d’apiculture, dernier d’une série commencée en septembre dernier.

En 2010, cet agent de maitrise dans le transport découvre un essaim dans son jardin. Au lieu de le détruire, il le met dans une boite à chaussure et l’apporte à la Miellerie du Gâtinais (Boutigny-sur-Essonne). Il y développe sa connaissance et finalement sa passion pour le monde des abeilles ; qui se marie parfaitement avec son activité émergente de maraichers bio.

Depuis, Benoit entretient 15 ruches dans son jardin et 5 à la Mairie de Lisses ; et propose aux centres de loisirs des écoles de la ville (du CM1 à la 6eme) des animations pédagogiques sur les abeilles. Une salariée de SAFRAN qui lui achète son miel propose un jour au CE du Groupe essonnien d’intégrer des ateliers d’apiculture à ses activités. Un projet se coconstruit et finalement les 30 places disponibles sont vite remplies

 Benoit prépare minutieusement ses cours. « On a commencé aux origines de l’abeille pour finir sur la fabrication du miel, explique-t-il. Côté pratique, l’entretien des 5 ruches SAFRAN se fera par deux équipes encadrées d’un référent. Je resterai un an avec eux pour les accompagner à chaque étape, avant qu’ils soient autonomes. C’est la 1ere fois que j’interviens dans ce contexte. Voir un grand groupe s’engager concrètement pour endiguer la mortalité exponentielle des abeilles est encourageant. Espérons qu’ils seront copiés ! ». Et les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules. Pensées en écosystème, ces ruches seront installées à proximité d’un prochain potager de 1000m2, cultivé dans l’esprit de la permaculture, toujours à l’initiative du CE. Histoire à suivre… 

« La disparition accélérée d’insectes, aussi inquiétante que celle des grands mammifères » (Le Monde du 13 février 2019)

Portrait réalisé en février 2020 pour le compte de Grand Paris Sud

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